AAA perdu: triple peine en vue?

PRESSE - COMMUNICATION

Voix de presse

 

AAA perdu: triple peine en vue?

La dégradation, le 13 janvier, du triple A attribué à la France depuis 1975 par Standard & Poor's (S&P) a pour le moins été abondamment commentée, tout autant que les réactions du gouvernement et du chef de l'Etat, ce dernier annonçant l'... annonce, à la fin du mois, de « décisions importantes ». Une seule lettre vous manque et tout est démantelé?

 

 

 

 

 

Les Échos

« Sarkozy vante son « courage » face à l'épreuve), et se montre prodigue en conseils: « Il faut résister, il faut se battre, il faut faire preuve de courage, il faut faire, preuve de sang-froid. » Comme quoi les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Le Parisien

Le Premier ministre, qui conseillait hier encore aux Français de s'endetter, pense cependant que la situation n'est pas catastrophique: « Les mesures budgétaires que nous avons prises sont suffisantes à ce stade. » A ce stade, c'est déjà le chemin de Croix. Et François Fillon n'a d'ailleurs pas exclu des « ajustements,... » « Avec le risque qu'une nouvelle cure d'austérité ne pénalise encore la consommation des ménages, entraînant alors une nouvelle chute de la croissance. » Etc.

Le Figaro

Bonnes pour accabler la Grèce, les agences de notation, en revanche, ici et maintenant ne sont plus qualifiées: « Ce ne sont pas elles qui font la politique de la France, selon François Fillon. » Apparemment si, puisque S&P estime, elle, que « la réponse à la crise n'est pas la bonne », en « se concentrant trop sur les déficits budgétaires au lieu de réduire les écarts de compétitivité. Une règle d'or n'y changerait rien, selon elle ».

Sud-Ouest

« Le gouvernement peut certes faire valoir que les comptes publics ont dérapé avec le traitement de la crise de 2008/2009, et que des mesures fiscales parfois douloureuses ont été mises en œuvre dans les budgets 2011 et 2012, (relèvement de certains taux de TVA, taxe sur les mutuelles santé, etc.). Mais ces décisions ne sauraient faire oublier qu'avec sa loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (dite toi TEPA) de 2007, dont les catégories défavorisées n'étaient pas, loin de là, les seuls bénéficiaires, Nicolas Sarkozy avait plombé les comptes publics de quelque 13 milliards supplémentaires. »

Le Dauphiné Libéré

Pourtant, « la France minimise et maintient le cap ». Ainsi, « le chef du gouvernement table plutôt sur des « réformes structurelles pour améliorer la compétitivité de l'économie française », telle la réforme des retraites. De nouvelles « mesures fortes » doivent être annoncées lors du sommet social qui sera réuni à l’Élysée ». Il a « évoqué sans la nommer la TVA sociale, qui vise à "abaisser le coût du travail", la « formation des demandeurs d'emploi", ou « des accords de compétitivité" dans les entreprises ». Ce qui augure d'une triple peine.

FO Hebdo - Janvier 2012

PRESSE - COMMUNICATION FO Force Ouvrière Le Figaro VOIX DE PRESSE Le parisien Standard & Poor's S&P Sarkozy Les Échos Sud-Ouest Le Dauphiné Libéré

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster