La réorganisation au centre hospitalier vue par FO SANTE CHAUNY

Publié le vendredi 25 janvier 2013 à 11H00

 

L'UnionLa réorganisation au centre hospitalier vue par FO SANTÉ CHAUNY, côté humain!

Au sein d'un comité de suivi, ils veillent à ce qu'une réorganisation de service au centre hospitalier ne soit pas qu'architecturale et financière.

 

l-union-article-du-25-janvier-2013.jpg«SOUVENT nous sommes entendus mais pas écoutés. » Après les propos de Philippe Arezki, directeur, sur la situation financière de l'établissement (notre édition du mardi 22 janvier), les représentants du syndicat F.O. santé à l'hôpital de Chauny réagissent sur les sujets de la mission de complémentarité avec Saint-Quentin et de la réorganisation, abordés lors de ses vœux au personnel par Marcel Lalonde, maire et président du conseil de surveillance de la structure.


« J'aimerais partager l'optimisme de la direction », commence Jean-Louis Misson, secrétaire général, à propos de la réorganisation. « On a un pessimisme qui est celui de la réalité du terrain », complète Jean-Luc Liebert, adjoint. Et Laurence Barberi, adjointe, de préciser : « Du fait de notre attachement à ce terrain ».


Gare aux dégâts collatéraux


Pour le trio FO., l'hôpital de Chauny est appelé à être un établissement satellite de l'hôpital pivot de Saint-Quentin : « Il faut absolument pérenniser le site dans cette optique. Pour nous, l'enjeu, c'est d'avoir une offre de soins cohérente sur le terrtoire dans un établissement de proximité. La réorganisation est nécessaire, nous ne le contestons aucunement, mais pas n'importe comment à marche forcée, à coups de dégâts collatéraux, comme des postes en moins dans une mutualisation de moyens. En pensant toujours à la qualité de soins sur le bassin de Chauny-Tergnier-La Fère, où nous avons beaucoup de personnes âgées et de personnes dans une situation sociale difficile, avec les pathologies qui accompagnent des situations de détresse, toutes choses qui ne sont pas forcément rentables .»
Service à flux tendu, mode d'emploi
Jean-Louis Misson rappelle si besoin est que l'hôpital de Chauny ne peut compter sur des greffes de reins ou autres interventions qui rapportent beaucoup, mais doit gérer une masse de personnes qui restent longtemps dans ses murs sans faire sa richesse : « Nous n'avons ni opérations à grande technicité ni un gros turn-over .»
C'est dans ce contexte que s'engage la réorganisation à tous les niveaux. Elle a eu lieu pour le rapprochement cardiologie-pneumologie, exemple qui incite à la prudence : « La mutualisation des moyens a entraîné une diminution de l'offre de soins (fermetures de lits). Aujourd'hui, avec beaucoup de problèmes pulmonaires en cours, le service est plein. Nous sommes à flux tendu au n iveau du personnel qui pour un oui pour un non est amené à revenir sur un jour de congé… »
Les représentants F.O. notent qu'il y a dans l'établissement des agents en souffrance, du personnel d'exécution à l'encadrement. Il s'agit d'y veiller, comme à la qualité des soins, à côté de la préoccupation première de la direction, qui est d'entrer dans l'étroit couloir financier qu'on lui a, d'en haut, tracé.


François FENE

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