La Tribune - Décembre 2014

La tribune 12 2014Edito bernus

Au moment où vous lirez ces lignes, les résultats des élections professionnelles dans la Fonction Publique seront connues, mais à l’instant de notre publication, il est encore trop tôt pour les commenter et de les analyser. Par contre, nous pouvons témoigner de ce que les 45 journées électorales conclues par des meetings  dont 15 avec Jean-Claude MAILLY secrétaire général de notre Confédération  sont révélatrices de la mobilisation des équipes FO.

Ces déplacements à la rencontre des agents des collectivités territoriales et des hospitaliers ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de militants. Cet enthousiasme témoigne certes d’une détermination collective exemplaire à renforcer la représentativité de FO, mais cette “tournée” électorale a aussi confirmé deux choses :

En premier lieu, les attaques menées contre le service public, contre les statuts, dont nous avons pu vérifier grandeur nature les conséquences. L’action conjuguée de la politique d’austérité (baisse des dépenses publiques et sociales finançant le pacte de responsabilité) et des “ réformes“ dites de structures (loi MAPTAM1, loi HPST2) affecte notre quotidien : moins de services publics, dégradation des conditions de travail, gel des traitements, suppression des postes, absence de revalorisation des grilles indiciaires. Une pénurie générale de moyens qui s’accentue chaque jour.

En second lieu cela a confirmé la colère des personnels de ne pouvoir exercer leurs missions comme il faut, de ne pas être reconnu, de voir se déliter le service public auquel ils sont si attachés. Il ne saurait être question de sombrer dans la résignation, bien au contraire !

La situation légitime pleinement nos analyses et nos revendications.

Nous avons raison de dénoncer un pacte de responsabilité (40 milliards de baisse de charge et de réduction d’impôts aux entreprises) financé par 50 milliards de baisses des dépenses publiques et sociales. Il est suicidaire économiquement, socialement et démocratiquement.

Nous avons raison de revendiquer une hausse générale des salaires (+8% pour la valeur du point d’indice et 50 points d’indice pour tous), l’arrêt des suppressions de poste, la préservation de nos statuts et du service public.

Pour être entendu, il est donc essentiel de construire le rapport de force nécessaire. Le rassemblement du 16 décembre à l’initiative de notre Confédération adresse une mise en garde solennelle au gouvernement. Il marque le début d’une mobilisation d’ampleur interprofessionnelle rassemblant les salariés du privé comme du public.

La Fédération milite avec la Confédération pour la construction de ce rapport de force qui doit déboucher sur une grève interprofessionnelle.

Telles sont les conditions nécessaires à l’aboutissement de nos revendications.

La Tribune FO Santé N°82

La Tribune Décembre 2014
 

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