Les infirmiers-anesthésistes revendiquent leurs salaires ...

Vendredi 25 novembre 2016

Les infirmiers-anesthésistes revendiquent des salaires à la hauteur de leur niveau d’études

Iade

Le 24 novembre, les infirmiers-anesthésistes et les étudiants de la filière étaient en grève sur des revendications salariales, à l’appel de FO et de leurs organisations. Ils ont manifesté à Paris.

Les infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat (IADE) veulent des salaires correspondant à leur niveau d’étude, à la hauteur de leur master et de leurs cinq années d’études supérieures.

Le 24 novembre, ils ont fait entendre leurs revendications par une grève sur tout le territoire et par une manifestation nationale à Paris, entre le siège du ministère de la Fonction publique et celui du ministère de la Santé.

Pour la reconnaissance financière des responsabilités du métier

Ils demandent une revalorisation de leurs salaires qui tienne compte de la reconnaissance de leur diplôme au niveau Master, effective depuis deux ans, et donc des responsabilités qu’induisent le métier.

La profession n’a obtenu aucune évolution des salaires depuis les deux précédents mouvements de grogne en octobre 2015 et en mars 2016. Une négociation est en cours entre les syndicats et les ministères concernés mais cela n’avance pas , indique Denis Basset, secrétaire général de la branche Santé de la fédération des Services publics et de santé FO (SPS-FO).

Environ 1 700 euros en début de carrière

La fédération syndicale revendique une augmentation équivalente à 250 euros mensuels en points indiciaires, soit 50 points indiciaires en plus.

A l’heure actuelle, un infirmier-anesthésiste débutant touche environ 1 700 euros nets mensuels et son salaire atteint 2 900 euros en fin de carrière.

FO revendique de véritables négociations salariales

En mars, après une mobilisation, la profession avait obtenu du gouvernement la promesse de la parution d’un décret visant à mieux définir et encadrer l’exercice professionnel de la fonction d’infirmier-anesthésiste.

Nous réclamons aujourd’hui de véritables négociations salariales qui se basent sur le nouveau décret reconnaissant le niveau de compétences et d’autonomie des IADE  , expose Denis Basset,  Nous attendons un arbitrage des pouvoirs publics . Celui-ci pourrait intervenir d’ici une quinzaine de jours.

Par  Françoise Lambert

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