Petite enfance : Halte à la casse du service public !

  Petite enfance :

 Halte à la casse du service public !

Le 11 mars dernier, de nombreux agents ont exprimé leur mécontentement face au projet de décret de Madame MORANO, Secrétaire d’Etat à la Famille, sur le secteur de la petite enfance. Le texte prévoit en effet que le taux d’accueil des établissements de plus de 40 berceaux pourra passer à 120% au lieu de 110% actuellement.

Cela signifie qu’une crèche prévue pour 60 places et qui accueille déjà jusqu’à 66 enfants aujourd’hui, pourra monter à 72. A effectifs de personnel constant, la qualité de la prise en charge des enfants va forcément se dégrader.

D’autant que, dans la foulée, le texte autorise à n’employer que 40% des personnels les plus qualifiés (puéricultrices, auxiliaires de puericulture, éducateurs de jeunes enfants) au lieu de 50% aujourd’hui. Pour les 60% restant, un CAP petite enfance ou un BEP carrières sanitaires et sociales, plus 3 ans d’expérience pourra faire l’affaire...“étant donné les difficultés de recrutement dans le secteur de la petite enfance” (J.L Deroussen, Pd CFTC de la Caisse Nationale des Allocations Familiales).

Rappelons que dès octobre 2009, FO a demandé le retrait du projet de décret et que les personnels, notamment à l’occasion du 11 mars, ont exprimé leur rejet de ce projet et leur volonté de préserver leur statut et leur conditions de travail. La Fédération des personnels des services publics et des services de santé et la Fédération Nationale de l'Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle FO renouvellent leur demande de retrait du projet de décret qui prépare :

- l’officialisation et la généralisation des jardins d’éveil,

- la pérennisation des micro-crèches et l’extension de leur capacité d’accueil,

- l’augmentation du taux d’accueil des enfants en surnombre,

- l’aggravation des règles relatives à l’encadrement et au fonctionnement des modes d’accueil collectif de la petite enfance,

- la mise en place des directions mutualisées,

- la suppression du caractère obligatoire du projet social et du projet éducatif.  

FO réaffirme son opposition à ce projet de décret qui aura pour conséquences :

- la disparition, à terme, de l’école maternelle au profit de nouveaux modes de garde payants en particulier les jardins d’éveil,

- la baisse de la qualité d’accueil des enfants par la remise en cause des normes d’encadrement et des qualifications des personnels des crèches publiques,

- le recul des modes de garde de type « crèche collective » publique en raison d’un coût jugé trop élevé,

- la poursuite de la privatisation du secteur de la petite enfance et par conséquent le recul du service public dans ce domaine,

- l’ouverture à la concurrence des modes d’accueil collectif et individuel dans le cadre de la directive « services »,avec le risque de suppression de financement public aux établissements, et donc une charge fiancière plus importante pour les familles.

La fédération des personnels des services publics et des services de santé FO avait appelé les personnels à réagir et à décider des initiatives nécessaires pour faire valoir leurs revendications.

 

Origine de l'infos : L a T r i b u n e FO Santé N°64

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