Philippe Davezies : Reprendre la main sur le travail !

 

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DES CONDITIONS DE TRAVAIL AUX RISQUES PSYCHOSOCIAUX A L'HOPITAL

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Par Denis

 

Philippe Davezies : Reprendre la main sur le travail !

7 octobre 2013

daveziesC’est devant une salle comble dans laquelle tout le public n’a pas pu entrer,  que le professeur Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail à l’Université Claude Bernard Lyon1.,  a parlé du travail, à l’invitation de FO-santé dans le cadre du SALON PREVENTICA.

Son mot d’ordre : « Reprendre la main sur le travail »


Problèmes posés par l’évolution des organisations du travail.

Philippe Davezies a d’abord expliqué que si 28% des salariés étaient soumis à un pilotage directif en 1984,  ils sont 54% aujourd’hui à « subir » le travail. Il appelle cela la « serviciarisation »  Cela traduit un état de soumission qui emprisonne le travail et prive le travailleur d’initiative. Le travail se réalise dans un cadre de plus en plus contraint.

Le pilotage est beaucoup plus éloigné du travail : Les hiérarchies se désengagent vis-à-vis des modalités d’exécution du travail. La pression des logiques financières fait monter en puissance des indicateurs statistiques et comptables. Ceci entraîne une tension sur la qualité du travail.

Une tension qui est  affrontée dans l’isolement. Cette pression exercée, l’intensification du travail, impose aux salariés de trier le travail. Ceci ne serait pas trop alarmant si les choix étaient décidés collectivement. Or l’individualisation du travail laisse le salarié seul pour arbitrer entre le travail prescrit et le travail réel. De là peut naître la souffrance au travail car le salarié résiste pour ne pas amputer son activité. (voir notre précédent article sur les propos du Professeur ici )

 Une difficulté : l’obscurité de l’activité

Philippe Davezies expose ensuite que parler du travail pour le salarié ne va pas de soi. Le travail devient mécanique et ne fait plus appel à la réflexion consciente. De plus, un phénomène lié au fonctionnement du cerveau conduit les salariés à prendre davantage conscience de ce qu’ils ratent de ce qu’ils réussissent.

Ainsi les conditions du débat sur le travail sont déséquilibrées et fragilisées, les salariés eux-mêmes contournent les discussions portant sur le travail et les voies de développement individuel  et collectif restent en jachère.

Une exigence d’élaboration autonome sur le travail

En conclusion de son propos, le professeur Davezies précise qu’ il ne suffit pas de mettre les salariés autour d’une table pour discuter de l’activité. Il est nécessaire d’expérimenter et de développer des capacités de soutien à l’élaboration d’expériences, tant sur les difficultés que sur les dimensions positives de l’activité.

C’est un enjeu pour l’encadrement

C’est un enjeu pour les représentants du personnel.

 

le support de l’exposé : Davezies-FO-santé-Lyon-2013

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 Davezies-Garnier

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Pour d’autres éléments

sur les enjeux subjectifs du travail :

http://philippe .davezies.free.fr

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