Quelques exemples des ravages pour les usagers et les agents publics des réformes imposées aux services publics

SERVICE PUBLIC

 

UN «PÉAGE» POUR PASSER LES PATIENTS DE LEUR CHAMBRE D’HÔPITAL AU CENTRE CHIRURGICAL


Dans la région Basse-Normandie, l’hôpital public d’Honfleur, la polyclinique privée de Deauville et le centre de cardiologie de Trouville ont été regroupés sur un seul site (commune de Criqueboeuf - Calvados) en janvier 2010.

Le bâtiment a été construit, non pas par le service public, mais par la polyclinique qui s’est associée au groupe VINCI construction.

La gestion des urgences est commune entre la polyclinique et le service public. Quand un patient se présente aux urgences, c’est «la guerre» pour savoir qui va le prendre en charge ! La gestion des urgences n’est toujours pas réglée.

Non seulement l’hôpital public doit payer un loyer (exorbitant) à la polyclinique mais il doit aussi payer un «droit de passage» pour faire passer les patients dans les couloirs (par exemple pour se rendre à la radiologie, au laboratoire, aux blocs opératoires).

Bilan de l’opération pour l’hôpital public : en janvier 2010, déficit de 9.000 euros, idem en février, 8.000 euros en mars, 12.000 euros en avril, 10.000 euros en mai, 10.000 euros en juin, 9.000 euros en juillet, etc. L’activité développée ne suffit pas pour payer les loyers! Le directeur de l’établissement public se pose aujourd’hui la question de fermer le bloc opératoire afin de réduire le déficit.

 

 

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