Crise du colonialisme - La Crise Ivoirienne

 

 



Les premières populations de I'actuelle Côte d'Ivoire sont les Krus, venus de I'actuel Libéria, et les Sénoufos, venus de I'actuel Mali. C'est dans ce contexte que s'implantera l'Islam à travers les commerçants dioulas, ainsi que par la djihad venue du Sahel. Aujourd'hui il existe huit ethnies musulmanes au Nord et huit ethnies chrétiennes au Sud.

Les premiers Européens à pénétrer le pays sont les navigateurs portugais, qui appellent le pays « Côte des méchants hommes », tellement les populations locales refusent toute forme de pré colonialisme. La région prendra par la suite le nom de « Côte des éléphants», , puis "Côte d'Ivoire", tout comme la région voisine s'appelait « Côte de l'Or », I'actuel Ghana.

Les roitelets côtiers font des razzias dans I'intérieur des terres et vendent leurs frères aux négriers portugais, anglais puis français. Ces derniers construisent le premier comptoir fortifié en 1701. Au début du XIX" siècle, la France colonise la bande côtière. La Côte d'Ivoire devient officiellement colonie française le 10 mars 1893, avec comme premier gouverneur le capitaine Binger, venu de Dakar. De 1904 à 1958, la Côte d'Ivoire est incluse dans l4AOF (Afrique occidentale française). Les Gaullistes en prendront le contrôle en 1943.

LES ALÉAS DE L’INDÉPENDANCE

Le 7 août 1960, le pays proclame son indépendance avec comme premier président Félix Houphouët-Boigny (1905 - 1993), président à vie et chef du parti unique,le PDCI. Mais les finances et l'économie restent totalement dépendantes de Paris.

Sous des dehors de "grand sage de Yamasoukro", résolvant les problèmes par la discussion, Houphouët-Boigny brisa ses opposants grâce au système des faux complots. Il réprima dans le sang plusieurs révoltes ethniques. Grâce à une certaine prospérité économique, il achetait aussi ses opposants. En février 1982, Laurent Gbagho prend la tête des manifestations étudiantes et de la nouvelle opposition du FPI (Front populaire ivoirien).

Le président fait construire une basilique aussi grande que Saint-Pierre de Rome dans son village natal de Yamasoukro. En 1990 il accepte le multipartisme, mais dès 1992 Gbagbo est arrêté. Henri Konan Bédié succède à Houphouët-Boigny en décembre 1993, mais est déposé par le putsch du général Gueÿ en 1999. En 2000, l'élection de Gbagbo à la présidentielle est contestée par le général Gueÿ, ce qui donnera lieu à des affrontements entre partisans de Gbagbo et ceux d'Alasane Ouattara, le Premier ministre d'Houphouët-Boigny.

A partir de 2002, le pays s'enfonce dans la guerre civile et le socialiste Gbagbo s'accroche au pouvoir, annulant les élections de 2005, les repoussant jusqu'au 31 octobre 2010. Elections dont il conteste à son tour les résultats, pour en arriver aux tristes événements de novembre 2010 - avril 2011.



FO Hebdomadaire – Avril 2011

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