REPRESSION OU EDUCATION

 

TANTÔT RÉVOLUTIONNAIRE, TANIÖT RÉPUTÉE ,  DEIINQUANTE, LA JEUNESSE A TOUJOURS FAIT PEUR AUX CLASSES DOMINANTES, D'OU UNE SERIE DE LOIS REPRESSIVES QUI REVIENNENT RÉGULIÈREMENT DANS L'HISTOIRE DE FRANCE.

Le concept d'adolescence est nouveau. il date des années 1960 et a été largement utilisé par les rois du marketing. Auparavant, il y avait les enfants taillables et corvéables à merci. Les gamins passaient de l’enfance au statut d’adulte en travaillant dans les champs ou les usines puis, pour les garçons, en partant à l'armée comme conscrits. Sous l'Ancien Régime, l'enfant n'avait aucun droit, si ce n'est de survivre. C'est la Révolution française qui est la première à se pencher sur le problème des «enfants violents». Dès 1791, les législateurs veulent associer l'éducation à la peine pour les mineurs et éviter que ces derniers soient enfermés avec des dans les mêmes prisons. Mais la Révolution à des problèmes plus urgents à régler. Il faut attendre la monarchie de juillet de Louis- Philippe (1830-1848) .Ce roi des Français, et non plus roi de France, fonde des «maisons d'éducation». Les jeunes délinquants ne vont plus en prison, mais dans des lieux propres où la discipline et l'éducation passent avant la répression. Cette idée vient de Tocqueville.Les enfants passent la nuit en cellule, mais le jour ils sont en apprentissage dans les ateliers. Pour éviter l'enfermement entre quatre murs, le roi fonde les colonies agricoles où les jeunes jardinent en plein air.

LES ORDONNANCES DE 1945

 

Mais avec la prolétarisation des villes et l'émergence de très jeunes travailleurs, la justice redevient plus dure. Les gamins sont violents et rejoignent les formations révolutionnaires. Ils sont donc de nouveau enfermés dans les prisons, En 1940, le régime de Vichy revient aux pratiques de l'Ancien Régime. Les gamins sont embastillés sans autre forme de procès, surtout s'ils sont des courriers de ta Résistance, à pied ou à vélo. Ces mineurs ont tous été déportés en Allemagne. Peu d'entre eux sont rentrés, n'étant pas assez résistants physiquement pour survivre dans les camps de la mort C'est aussi pour cela que le CFLN (Comité français de libération nationale), basé à Londres, a pris des ordonnances, dès les 3 juin et 4 septembre 1944, pour la Protection de l'enfance dans l'esprit du Front populaire. Le 2 février 1945, le général de Gaulle, président du GPRF (Gouvernement provisoire de la République française) , et François de Menthon, son garde des Sceaux, signent l'ordonnance sur la protection de l'enfance. L'article 1 du texte précise que les mineurs n'iront plus dans des juridictions pénales de droit commun, mais devant des tribunaux pour enfants ou des cours d'assises pour mineurs. Ces juridictions doivent prononcer des mesures de protection, l'assistance, de surveillance et d'éducation, avec la mise en place d'une section éducative pour les 10-18 ans et une atténuation de leurs responsabilités pour les 13-18 ans (article 2).

 

 

FO HEBDOMADAIRE N° 2900 – Juin 2009

 

 

 

 

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