Amiante : l’UD des Côtes-d’Armor contraint Chaffoteaux à payer

Justice

Jeudi 9 octobre 2014

Amiante :
L’UD des Côtes-d’Armor contraint Chaffoteaux à payer

UsinePar sa ténacité, FO a amené l’entreprise à admettre sa responsabilité et à indemniser d’anciens salariés.

Le combat contre l’amiante a payé, se réjouit l’union départementale FO des Côtes-d’Armor.

Cette victoire se concrétise cette semaine. Le 8 octobre, le Secrétaire général, Éric Le Courtois, remet des chèques à cinquante-neuf anciens salariés de l’entreprise Chaffoteaux (fabrication de chaudières), basée à Ploufragan et qui a fermé ses portes en 2009.

Les 58 chèques de 8 000 euros chacun et celui d’un montant de 4 000 euros sont signés par Chaffoteaux, propriété du groupe italien Merloni.

Le refus de toute tractation

Reconnue comme utilisatrice d’amiante depuis 2000, l’entreprise a été condamnée le 9 octobre 2013, par le conseil de prud’hommes de Saint-Brieuc, à indemniser des salariés exposés sur ce site conçu en 1969 et qui a compté jusqu’à 2 200 personnes dans les années 1980. Depuis 2008, près de 450 d’entre elles ont déjà fait valoir leur droit au « préjudice d’anxiété » d’être malade. Certaines ont déjà été indemnisées. « Une trentaine d’anciens salariés sont déjà tombés malades et six d’entre eux sont décédés », indique Martial Collet, secrétaire du syndicat FO chez Chaffoteaux.

Depuis le jugement prononcé en 2013 et portant sur plus de 300 dossiers dont les 59 portés par FO, l’entreprise rechignait toutefois à indemniser ces salariés. Elle avait fait appel du jugement et, « parallèlement, tentait de négocier » avec les syndicats (FO et CGT), explique Éric Le Courtois.

Or, « FO a refusé toute négociation et a maintenu ses conclusions » devant la cour d’appel de Rennes.

Le courage syndical a porté ses fruits. Le 29 août, Chaffoteaux annonçait son désistement de toutes les procédures en cours.

Par Valérie Forgeront

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster