APRÈS LE 22 MAI, NOUVELLE MOBILISATION LE 28, JOUR DU VOTE

Projet de loi Fioraso

APRÈS LE 22 MAI, NOUVELLE MOBILISATION LE 28, JOUR DU VOTE

Le gouvernement a raccourci le débat à l’Assemblée nationale mais, dès son ouverture, enseignants et chercheurs ont réclamé l’abandon du texte.
 

À l’appel des syndicats FO, FSU, CGT, Solidaires et des collectifs Sauvons la Recherche et Sauvons l’Université, le 22 mai, enseignants et chercheurs en grève ont manifesté à Paris et en province, comme à Toulouse, Montpellier, Marseille ou encore Nantes et Rennes. Ils veulent le retrait du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche de la ministre Geneviève Fioraso, dont l’examen au Parlement a commencé ce jour-là. À Paris, ils ont défilé du Panthéon à la place Édouard-Herriot, proche de l’Assemblée nationale, derrière une grande banderole qui proclamait: «Abandon du projet de loi Enseignement supérieur-Recherche; des moyens pour le service public». Parfois en blouses blanches de laborantins, les manifestants ont aussi fait savoir par leurs slogans qu’ils voulaient «des postes et la titularisation de tous les précaires». Pour Gilles Bourhis, Secrétaire général du SNPREES FO, «les personnels refusent ce projet de loi Fioraso qui territorialise l’enseignement supérieur et le met sous la coupe des entreprises». «J’attends de voir», confie Gilles Bourhis.

Enseignants et chercheurs veulent des postes

Quoi qu’il en soit, le 21 mai, Mme Fioraso a présenté l’«agenda stratégique pour la recherche, le transfert et l’innovation» d’ici à 2020, baptisé «France Europe 2020» et dont le principe est inscrit dans son projet de loi. «L’enjeu, a-t-elle expliqué, est de permettre à la recherche française de mieux répondre aux défis à venir, en cohérence avec la dynamique européenne impulsée par le programme Horizon 2020.» Ce transfert des résultats de la recherche vers les secteurs socio-économiques, nouvelle mission selon la ministre, «va plus loin dans la logique du pacte de compétitivité, explique la Fédération FO de l’Enseignement. En accord avec cet objectif, le projet de loi concentre les moyens à l’échelle de chaque région dans une communauté d’universités». Elle y voit comme «un complément à la loi Peillon qui territorialise l’école publique».

Dès le 23 mai, les organisations ayant appelé à la mobilisation se sont revues pour décider des suites à lui donner, notamment le 28 mai, jour du vote à l’Assemblée nationale. Rappelons que le débat pourrait ne durer que trente heures, le gouvernement ayant imposé la procédure dite du temps législatif «programmé». Les intéressés ont d’ores et déjà dit non, conscients que, depuis des années, la recherche publique subit des attaques destinées à réduire les dépenses, restreindre la liberté de recherche et courir, au nom de l’«innovation», à la poursuite illusoire d’applications immédiates.
 




 FO Hebdo - Mai 2013
 
 

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