Bachelot Le gouvernement ..........

LOIBACHELOT

 

Le gouvernement reste droit dans ses bottes

 

 

Personnels et médecins hospitaliers, rejoints par les salariés de la Sécurité sociale et du secteur médico-social, sont de nouveau descendus dans la rue le 14 mai. Ils continuent de demander l'ajournement du projet de loi «Hôpital patients, santé, territoires», et de réclamer des moyens pour le service public hospitalier

 

Après la manifestation historique des personnels et médecins des Hôpitaux de Paris le 28 avril, qui avait réuni dans les rues de la capitale plus de 15 000 personnes, les principaux syndicats de salariés et de praticiens hospitaliers avaient décidé d'élargir le mouvement, appelant à une journée de grève nationale et à des manifestations régionales et locales le 14 mai.

 

Malgré une pluie battante, plus de 14 000 personnes ont défilé à Paris et des manifestations ont eu lieu dans une quarantaine de villes. Personnels et médecins hospitaliers, rejoints par les agents de la Sécurité sociale et les salariés de l'action sociale, sont ainsi descendus en masse dans la rue pour dire leur refus de la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST), dont l'examen avait débuté au Sénat deux jours auparavant dans un climat houleux. Malgré cette nou- velle mobilisation d'ampleur et la cacophonie parlementaire, le gouvernement refuse d'entendre les revendications qui s'expriment. Seules quelques concessions sur la gouvernance des CHU (Centres hospitaliers universitaires) ont été annoncées par l'exécutif. Pour le reste, le gouvernement reste droit dans ses bottes. «L'équilibre auquel nous sommes parvenus est le meilleur qui puisse être trouvé. Le gouvernement ne bougera pas de cette ligne» , a ainsi déclaré le Premier ministre, François Fillon, dans une interview au figaro du 13 mars,

 

RENTABILITÉ À TOUT PRIX

 

Pour la Fédération FO des Services publics et de Santé, «cela sonne comme une provocation aux oreilles des personnels». Des personnels confrontés tous les jours concrètement à l'asphyxie financière du service public hospitalier, au manque d'effectifs, de lits et de places et à la dégradation des conditions de travail et d'accueil des malades. Tandis que les plans de retour à l'équilibre prévoyant des suppressions de postes se multiplient, FO estime que, sans dotation supplémentaire, entre 30 000 et 50 000 postes sont appelés à disparaître. La fédération a fait ses calculs: «L'État a donné plus de 300 milliards aux banques, un milliard suffirait pour remettre à flot l'ensemble des hôpitaux.»

 

Mais ce n'est pas la voie choisie par le gouvernement, dont le projet de loi s'inscrit dans une logique de rentabilité au détriment d'une logique de moyens, avec notamment la possibilité de rémunérer partiellement les médecins en fonction d'objectifs économiques et surtout la création des Agences régionales de santé. «En favorisant les activités considérées comme rentables, en donnant plein pouvoir à l'État dans une logique visant à limiter comptablement les dépenses, cette loi prépare le terrain de la privatisation de certaines activités de soins ou de prise en charge d'assurance-maladie», constate la confédération FO.

 

Le service public hospitalier et la Sécurité sociale sont en danger.

 

 

 

 

 

 

FORCE OUVRIERE N° 2897 – Mai 2009

 

 

 

 

 

 

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