Ces retraités obligés de travailler pour (sur)vivre

Samedi 9 septembre 2017

Ces retraités obligés de travailler pour (sur)vivre

Fin de mois difficile pour les retraites

Le nombre de retraités qui travaillent pour arrondir leurs fins de mois est en constante augmentation. Un moyen de gonfler un peu les 687 € de pension mensuelle moyenne versée par la CNAV (hors régimes complémentaires et hors prélèvements sociaux).

En 2016, plus de 368 500 retraités cumulaient une activité salariée tout en percevant une retraite. En 2009, ils étaient 242 972 et trois ans plus tôt 137 058. Soit une augmentation de 68 % en 10 ans, dont 50 % entre 2009 et 2016.

Si on ajoute à ce décompte les actifs non-salariés tels que les agriculteurs, les artisans les professions libérales et les indépendants, l’effectif grimpe à 481 000 personnes.

L’augmentation du nombre de retraités actifs est imputable, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), à la loi de financement de la Sécurité sociale de 2009, qui a autorisé le cumul intégral des ressources sans limite de plafond.

Des pensions très modestes

Mais la première raison qui pousse les retraités à rempiler, ce sont les fins de mois difficiles, notamment pour le million d’entre eux qui vit avec moins de 1 008 euros par mois, c’est-à-dire en dessous du seuil de pauvreté. Et si ces travailleurs-retraités reçoivent des pensions en moyenne 20 % plus élevées que l’ensemble des retraités émargeant à la Cnav, les montants demeurent très modestes. 872 € en moyenne de retraite pour les hommes qui continuent de travailler contre 749 € en moyenne pour l’ensemble des retraités masculins, et 752 € contre 631 € pour les femmes.

Quel est le portrait-robot 2016 du retraité en activité ? 52 % sont des hommes. L’âge moyen tout sexe confondu, est de 67 ans et 71 % d’entre eux sont âgés de plus de 65 ans. À noter qu’ils sont presque 23 000 à exercer une activité professionnelle au-delà de 75 ans.

Les hommes cadres et les femmes ouvrières

Les disparités hommes-femmes sont très marquées : alors que près d’un tiers des retraités masculin encore en emploi sont cadres ou assimilés, l’effectif chute chez les femmes avec un taux de 14 %. Par contre, plus de la moitié des femmes actives (52 %) sont employées ou ouvrières pour 26 % des hommes. Les femmes sont également plus nombreuses à travailler chez un particulier (30 % contre 4 % pour les hommes).

Sur la question du temps de travail, la répartition homme-femme se rapproche de l’égalité sans pour autant l’atteindre. Trois femmes sur quatre et trois hommes sur cinq ont une activité à temps partiel.

Le quarté de tête des régions où les retraités travaillent : Ile-de-France (18,9 %), Rhône-Alpes (10,5 %) en, région Sud-Est (8,6 %) et Nord-Picardie (7,2 %).

Par  Nadia Djabali

 

 

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