De l’autonomie au syndicalisme confédéré

Portrait

Samedi 26 septembre 2015

De l’autonomie au syndicalisme confédéré

Michel gay

Professeur des universités, Michel Gay, secrétaire général de Sup’Autonome, a fait le choix de rejoindre FO en 2014 pour mieux lutter contre les « tyrannies locales ».

Michel Gay, 58 ans, professeur des universités en sciences de gestion à Lyon 3, parle de son métier avec enthousiasme et lucidité à la fois.

Un métier souvent méconnu, loin du cliché du « prof » perdu dans ses grandes réflexions et qui exige au contraire un grand sens pratique et de l’organisation.

Michel Gay a débuté en 1988, à 31 ans, comme maître de conférences à l’IUT de Saint-Denis, en banlieue parisienne. Un an plus tard, il a été nommé chef de département. « Cela a été une très bonne expérience. J’ai pu découvrir très vite l’ampleur des tâches administratives qui pèsent sur les enseignants », se souvient-il.

Le cœur de métier est affaibli

Vingt-six ans plus tard, il déplore que ces tâches se soient multipliées aux dépens du cœur de métier des professeurs d’université : l’enseignement et la recherche. Il n’en perd pas pour autant sa motivation.

Son engagement syndical n’y est certainement pas pour rien.

Il est devenu secrétaire général de Sup’Autonome en 1995, mais a rejoint FO en mars 2014.

Depuis, son syndicat d’origine et le syndicat FO de l’enseignement supérieur (SNPRESS) font équipe.

Agir dans une organisation interprofessionnelle, explique-t-il, permet de mieux faire face aux « tyrannies locales » auxquelles la réforme sur l’autonomie des universités a ouvert la voie. 

Par Evelyne Salamero

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