Dossiers de la rentrée sociale : les indicateurs économiques

Mardi 1er septembre 2015

Tour d’horizon des dossiers les plus explosifs de la rentrée sociale : les indicateurs économiques

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La durée moyenne d’inscription a augmenté de trois jours en un mois.

Le chômage est au plus haut tandis que la croissance économique est à zéro pour le deuxième trimestre 2015. Le crédit d’impôt compétitivité emploi redonne des marges aux entreprises, mais ne se traduit ni en investissements ni en emplois.

Chômage : c’était une simple pause selon FO

Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a très légèrement baissé (- 0,1 %) en juillet 2015, selon les chiffres publiés le 27 août par Pôle emploi. Mais sur l’ensemble des inscrits (catégories A, B et C), la hausse se poursuit avec + 0,3 % (contre - 0,3 % en juin). Et FO souligne que la durée moyenne d’inscription a augmenté de trois jours en un mois. La confédération s’interroge également sur la hausse de 18,2 % des radiations administratives, « très volatiles ».

Ces radiations risquent encore d’augmenter avec la généralisation du contrôle des chômeurs, assorti de sanctions, sur tout le territoire fin septembre. FO, qui avait voté contre la mise en place de ce dispositif, dénonce une mauvaise solution pour faire baisser le chômage.

Avec une croissance zéro au deuxième trimestre, il y a peu de chances que le chômage baisse cette année. Le gouvernement table sur une croissance de 1 % en 2015. Or, selon les économistes, seule une hausse d’au moins 1,5 % permettrait de recréer des emplois.

Face à ce « constat alarmant », FO « exhorte » le gouvernement à « changer de cap » économique et à ne « pas faire écho aux velléités de nouvelles déréglementations en matière de droit du travail », comme le souhaite le patronat.

L’urgence est de soutenir l’investissement, les services publics et la consommation grâce à une hausse des salaires et des pensions. 

Crédit d’impôt compétitivité emploi et contreparties

Le CICE est entré en vigueur le 1er janvier 2013. Il devait à l’époque permettre de créer 300 000 emplois en offrant aux entreprises un crédit d’impôt à hauteur de 6 % de leur masse salariale inférieure à 2,5 Smic.

Un comité de suivi a été mis en place pour évaluer le dispositif. Mais depuis 2013, année après année le comité estime qu’il est trop tôt pour conclure.

Côté contreparties, en mars 2014 le patronat et trois syndicats signaient un relevé de conclusions et le Premier ministre faisait alors le vœu « qu’avant la fin de l’année 2014, plus de la moitié des salariés dans les branches [soient] ainsi concernés par ces accords qui permettent de préserver l’emploi ».

En juillet 2015, sept mois après cette échéance et selon la CNNC, seuls quinze accords de branche étaient conclus… sans engagements sur l’emploi dans la plupart des cas. 

Par Clarisse Josselin , Mathieu Lapprand

 

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