ÉLECTROLUX CHERCHE À SE DÉBARRASSER DE SON SITE DE REVIN

Ardennes

ÉLECTROLUX CHERCHE À SE DÉBARRASSER DE SON SITE DE REVIN

 

Un an jour pour jour après l’annonce de l’arrêt de la production, envers et contre tous, FO offre aux salariés les moyens de résister.
 

Le 22 octobre, FO a mobilisé les salariés d’Électrolux à Revin, dans les Ardennes, pour sauver les emplois, organisant un débrayage, une manifestation jusqu’à la mairie et une conférence de presse avec Maître Philippe Brun, avocat d’une centaine de salariés l’ayant individuellement mandaté à leurs frais respectifs. C’était un an jour pour jour après l’annonce de l’abandon du site par le groupe d’électroménager et, pour Daniel Blondeau, Secrétaire général de l’Union départementale, «premier jour de la résistance». Le 22 octobre 2012 la direction annonçait en effet l’arrêt de la production des lave-linge à Revin d’ici à 2014, dans un département déjà durement touché par le chômage. Pour Maître Brun, il n’y a aucun motif économique justifiant des licenciements.

PAS DE MOTIF ÉCONOMIQUE

À Revin, FO est seule contre tous, non seulement contre la direction, mais aussi contre l’intersyndicale (CGT, CFDT, CFE-CGC) annonçant dans la presse locale qu’elle ne participera pas au débrayage. Comme le relate l’UD FO, «ceux, une bonne centaine, qui ont assisté à la conférence de presse méritent la médaille du courage». Le syndicat n’est peut-être pas représentatif chez Électrolux au regard de la loi de 2008, mais il est incontournable. Les salariés l’ont signalé au cours de ladite conférence: «Jamais une organisation syndicale n’avait appelé au débrayage depuis l’annonce du désengagement d’Électrolux.»

La situation qui perdure depuis un an est pourtant loin d’être claire. En septembre dernier, le fabricant de moteurs de machines à laver Selni, à Nevers (Nièvre), faisait connaître son intention de reprendre l’usine de Revin. À ce moment-là, il était question de garder 230 salariés –sur 420–, puis ce chiffre est tombé à 165 dans la semaine du 14 octobre. Quoi qu’il en soit, a expliqué l’avocat, ceux qui seront repris par Selni doivent obtenir des garanties dans la durée. Avant tout, il faut que les salariés créent le rapport de force pour que FO retourne à la table des négociations.
 
 FO Hebdo - Octobre 2013

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