Europe : le sommet de la crise ?

Mercredi 18 mars 2015

Europe : le sommet de la crise ?

Equilibrisme

Le sommet des chefs d’État et de gouvernement européens se tient les 19 et 20 mars. Au menu : la crise ukrainienne, la crise grecque, et… la crise tout court.

La zone euro a beau afficher un recul du chômage (11,2 % en janvier contre 11,3 % en décembre), celui-ci reste plus élevé de quatre points qu’en 2008.

Et les emplois créés sont le plus souvent à temps partiel et temporaires.

Ainsi au Royaume-Uni, champion officiel de la baisse du chômage, les contrats précaires ont augmenté de 61,8 % pour les hommes et de 35,6 % pour les femmes par rapport à avant la crise.

Pour les organisations syndicales, cette situation est la conséquence des réformes structurelles du marché du travail.

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Focus : Un ordre du jour chargé

- Le QE (quantitative easing en anglais), assouplissement quantitatif, consiste à actionner la planche à billets.
En achetant des emprunts d’État, la BCE renfloue les marchés en liquidités. Ce qui est censé permettre aux banques de prêter à nouveau aux entreprises et aux particuliers.

- À l’ordre du jour aussi : les accords des États membres avec des pays tiers pour l’achat d’énergie seraient à l’avenir validés par Bruxelles avant d’être signés. Dans le collimateur, les accords avec le russe Gazprom.

 

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Vers une accélération des réformes structurelles

C’est dans ce contexte que les chefs d’État et de gouvernement, réunis à Bruxelles les 19 et 20 mars, vont faire le point sur la coordination de leurs politiques économiques et budgétaires et discuter des orientations pour les mois à venir, dont les grandes lignes ont déjà été tracées ces dernières semaines.

De légers délais pourront être octroyés pour la réduction des déficits en échange d’une forte accélération des réformes structurelles, dans tous les domaines : marché du travail, protection sociale, système de santé, organisation du territoire et de l’administration…

Le miracle devrait venir de la combinaison de ces réformes, du plan d’investissement Juncker de 315 milliards d’euros, dont plus des trois quarts restent à trouver auprès des investisseurs privés, et du vaste programme de rachat de dettes publiques que vient de lancer la BCE (le fameux QE) pour redynamiser l’économie en injectant plus de 1 000 milliards d’euros… dans les marchés financiers.

Par Evelyne Salamero

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