FEUILLE DE ROUTE: SANS VISIBILITÉ, L’EXÉCUTIF FONCE DERRIÈRE LES EMPLOIS NON POURVUS

Conférence sociale des 20 et 21 juin 2013

FEUILLE DE ROUTE: SANS VISIBILITÉ, L’EXÉCUTIF FONCE DERRIÈRE LES EMPLOIS NON POURVUS

fo-hebdo-3081-2013-imag.jpgUn «plan national d’urgence» pour les emplois non pourvus a été annoncé par le Premier ministre, en clôture de la conférence sociale des 20 et 21 juin, dont le déroulement n’a visiblement rien changé à la partition du gouvernement.

À l’ouverture en effet, le chef de l’État avait fait de ces «200 000 à 300.000» offres d’emploi qui ne trouvent pas preneur une priorité. François Hollande veut toujours «inverser durablement la courbe du chômage à la fin de l’année», même si l’INSEE prévoit une nouvelle hausse (10,7% en métropole) pour cette même fin d’année.

Pour FO, les emplois vacants, idée rebattue «depuis vingt ans», sont de toute façon une goutte d’eau dans l’océan: «0,2% à 0,3% des emplois, à mettre au regard des 36 millions de contrats qui sont signés chaque année», et des 5 millions d’inscrits à Pôle emploi. D’où un certain doute.

COMBIEN? POUR QUOI? QUI SAIT?

«Aujourd’hui nous n’avons pas de données objectives permettant d’évaluer l’intensité du problème», a reconnu le ministre du Travail, Michel Sapin, qui s’interrogeait: «Est-ce que c’est 100.000, un chiffre que Pôle emploi avance, est-ce que c’est 300.000, chiffre qu’on entend depuis des années?»

À l’issue des travaux des 20 et 21 juin, la «feuille de route sociale» du gouvernement flotte encore: «Chaque année, un nombre élevé de projets de recrutement (sans qu’il existe une mesure précise et incontestée, les évaluations variant de plusieurs dizaines de milliers à plusieurs centaines de milliers) échouent faute de candidats ou de candidatures adaptées.» Même chose pour les causes: «Offres peu attractives ou mal formulées, inexpérience des entreprises en recrutement...»

Qu’importe! Le gouvernement n’a d’yeux que pour les «emplois non pourvus faute de compétences disponibles», et décide une entrée en formation de 30.000 demandeurs d’emploi d’ici à la fin 2013. Si Laurence Parisot (MEDEF) applaudit, Jean-Claude Mailly rappelle qu’«il faut d’abord s’intéresser aux conditions de travail et de rémunération».

Le débat ne fait que commencer. M. Sapin réunira syndicats et patronat en juillet pour «recenser les besoins, par Région et par secteur».

 

FO Hebdo - Juin 2013

 

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