Fonctionnaires : une rentrée syndicale dès le 12 septembre

Lundi 4 juillet 2016

Fonctionnaires

Une rentrée syndicale dès le 12 septembre 2016

Six organisations syndicales de la Fonction publique se rencontreront dès le 12 septembre. Objectif : établir la marche à suivre face à un mutisme ministériel concernant plusieurs revendications dont celle portant sur les salaires…

Elles se sont donné rendez-vous le 12 septembre « pour faire le point ». Six organisations syndicales de la Fonction publique (FO, CGT, FSU, Solidaire, FAFP, CFTC) ont décidé ce 30 juin de se rencontrer dès la rentrée « pour discuter des suites à donner »… à l’attitude ministérielle.

La ministre de la Fonction publique, Mme Annick Girardin, semble en effet bouder dans l’immédiat toute discussion sur les sujets qui fâchent.

Or, ceux-là ne manquent pas constatent les six organisations en égrainant la liste : les salaires, l’emploi, les moyens budgétaires, le temps de travail et les déroulements de carrière.

Après avoir sollicité le 2 juin par courrier une rencontre dans un bref délai avec la ministre, les six organisations ont reçu la réponse le 13 juin. « J’organiserai une réunion avec l’ensemble des organisations syndicales, selon un ordre du jour qui vous sera communiqué et qui vous permettra de discuter des différents points d’actualité » indique Mme Girardin.

Aucune date précise de rencontre donc.

Le 27 juin, lors d’un conseil commun de la Fonction publique, elles ont de nouveau sollicité une rencontre… Et n’ont pas reçu davantage de réponse.

A quand des négociations salariales ?

Les six organisations comptent toutefois que leurs revendications soient entendues par la ministre dès la rentrée de septembre. Parmi ces revendications ? « Il faudra reparler du point d’indice » insiste Christian Grolier pour les fonctionnaires FO.

Si après six ans de gel, le point d’indice (base servant au calcul de tous les traitements/salaires des agents) a été enfin revalorisé ce 1er juillet, il ne l’a été que de 0,6%. Par ailleurs, la prochaine augmentation prévue par le gouvernement n’aura lieu qu’en février 2017 et ne s’élèvera qu’à 0,6%.

Pour le syndicat qui estime à 8% leur perte de pouvoir d’achat depuis 2010, le compte n’y est pas. Il demande donc à « reparler » salaires… Et sans attendre le printemps 2017.

Or, pour l’instant indique Christian Grolier pour les fonctionnaires FO, la ministre, qui a simplement annoncé la mise en place à l’automne de groupes de travail, ne semble pas vouloir aborder le dossier « salaire ».

Par ailleurs s’inquiète le secrétaire général de l’UIAFP-FO (l’Union interfédérale des agents de la Fonction publique) ces groupes de travail ne relevant pas d’une structure de négociation « on ne sait pas sur quoi cela va déboucher ! »

 

L’austérité, toujours ?

Dans le cadre de la préparation par le gouvernement du projet de loi de Finances de 2017, les fonctionnaires FO s’inquiètent aussi de l’avenir des emplois. Les lettres de cadrage envoyées fin mai par le Premier ministre aux différents ministères donnent déjà l’idée de la poursuite en 2017 de l’austérité.

Afin notamment d’être dans les clous du plan d’économies de 50 milliards programmé entre 2015 et 2017 censé permettre de ramener le déficit public à 2,7% du PIB en 2017, il est en effet demandé aux ministères de réduire leurs effectifs de 2% l’an prochain.

« Nous refusons tout redéploiement de postes » indiquent pour leur part les fonctionnaires FO rappelant par ailleurs les conséquences nocives du PPCR (protocole sur les carrières et les rémunérations imposé en septembre par le gouvernement) sur les progressions de carrière et les possibilités de promotions des agents.

Panoplie de réformes

FO demande aussi que la ministre s’exprime sur les conséquences pour les agents de la réforme territoriale (redécoupage des échelons territoriaux, fusions de services, regroupement de missions…) en termes d’emplois et de conditions de travail.

Le syndicat s’interroge ainsi notamment sur les interactions à venir, en terme d’emplois entre les services régionaux et départementaux.

Une autre interrogation porte sur le dossier du temps de travail des fonctionnaires qui a fait l’objet d’un rapport rendu ce 26 mai au ministère et rédigé par Philippe Laurent, le Président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale.

Ce rapport qui pointe du doigt la gestion des heures supplémentaires ou encore des congés apporte des suggestions dangereuses dans le cadre d’une équation « temps de travail-congés-rémunération » estiment les fonctionnaires FO.

« Que va faire le gouvernement sur le temps de travail ? » s’inquiète FO invitant la ministre à apporter des explications sur ces sujets et d’autres.

Les agents attendent par exemple des informations sur l’avenir du Pacte, le parcours d’accès aux carrières de la fonction publique, en catégorie C, ouvert sans concours et à travers une formation par alternance aux jeunes non diplômés.

Ils attendent aussi que la ministre s’exprime sur le très critiqué régime indemnitaire Rifseep, appliqué à tous les agents dès 2017. En déconnectant le grade de l’emploi, le système individualise encore un peu plus les salaires dans la fonction publique s’insurgent les fonctionnaires.

 

Réponses de la ministre dès septembre ?

 

Par Valérie Forgeront

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