GEL ANNONCE DES SALAIRES DES FONCTIONNAIRES



En matière de rigueur, le gouvernement n'avait pas dit son dernier mot

Après les annonces du 7 mai puis celles du 12 juin, programmant sur 2011-2013 une éduction des dépenses de 45 milliards, visant à réduire en trois ans le déficit public (Etat, Sécurité sociale, collectivités) de 8% à 3% conformément au pacte,de stabilité), le gouvernement en rajoute dans I'austérité à marche forcée. Au taux zéro de croissance en volume des dépenses de l’état, contenant notamment la réduction de 10% des budgets de fonctionnement des ministères, le maintien de la règle au non-remplacement d’un agent sur deux partant à la retraite, de nouvelles externalisations de personnels..., le gouvernement a donc ajouté lors de la séance "biIan" des salaires du 25 juin, l’absence de hausse "simple> de +0,5% (idem en 2011) prévue pour les 5,2 millions de fonctionnaires au 1"' juillet prochain.

L’augmentation du point d’indice (base de calcul de l’ensemble des traitements) est reportée,» sera soumise à des arbitrages ministériels et à de nouvelles "discussions avec les partenaires sociaux ».

PRES DE 10% DE PERDUS EN DIX ANS

Ulcérés de cette mise en cause de l,engagement pris par le gouvernement lors des négociations de 2008, I'ensemble des syndicats dont FO (non signataire de l’accord de 2008), a claqué la porte. « D’un certaine manière générale et absolument certaine, il va falloir en faire plus que ce que pensent tous les ministres.

Je peux vous le confirmer » assurait, dès le 23 juin, la ministre de l'Économie, Madame Lagarde, alors que le Secrétaire général de l’Elysée annonçait (puis démentait)"de nouvelles mesures de rigueur.

Prise dans cette tourmente, l'évolution positive des salaires des agents est ainsi sur la sellette. Sans la hausse de 0,5%, note ainsi I'INSEE, l’évolution du salaire moyen par tête (SMPT) serait de +0,2% en 2010.

Avec la hausse, le SMPT serait encore en « ralentissement » par rapport à 2009. Malgré cette réalité, le gouvernement persiste.

Evidemment que non, le salaire ne sera pas, lançait, le 22 juin, le ministre du travail et de la fonction publique, M. Woerth, tandis tandis que son secrétaire d’E, Monsieur Tron, murmurait : « Nous devons être lucides sur l’état des comptes publics.,' M. Woerth explique, lui, "la rémunération, ce n'est pas uniquement le point d’indice. Il y a une deuxième partie, lévolution dans une grille de rémunérations.

Ça, c'est à peu près 2% par un de hausse pouvoir d'achat.

L’ancienneté dans la carrière devient donc un paramètre « de hausse de salaire" pour le gouvernement qui prétend à une hausse "moyenne" de pouvoir d’achat des fonctionnaires de 3% en 2009... *.en comptant la faible inflation. Le gouvernement insiste toute fois encore, arguant du gain salarial à travers la part rétrocédé de gain inhérente au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Concrètement, une perte de 100 000 emplois en trois ans et 100 000 autres prévus sur 2012-2013. Monsieur Woerth spécule aussi sur l’accroissement de la part individualisée (primes…) de la rémunération (pour l’instant de 20% en moyenne) pour pouvoir afficherun pouvoir d’achat « moyen » en hausse.

Les agents eux constatent, eux, une perte de pouvoir d’achat de près de 10% en dix ans.

 

FO Hebdomadaire - Juillet 2010

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