L’État en quête d’emplois à supprimer

L’État en quête d’emplois à supprimer

Les effectifs de la fonction publique resteront-ils en l’état en 2015 ?

Fo sante chaunyRien n’est moins sûr.

Après la suppression en 2014 de plus de 13 000 postes de fonctionnaires dans les ministères déclarés non prioritaires, l’État n’a malheureusement pas dit son dernier mot. La ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’État et de la Décentralisation, Mme Lebranchu, estime qu’il reste de la marge pour nouvelles réductions de postes. Peu de marge, admet-elle toutefois, dans la fonction publique de l’État. Celle-ci a en effet perdu 150 000 emplois à travers la RGPP. D’ici à 2017, ce sont cette fois 65 000 postes qui devraient disparaître dans les secteurs non prioritaires (finances, défense, etc.) pour être redéployés ailleurs, notamment à l’éducation. Reste que cette promesse de stabilisation des effectifs publics pourrait ne pas être tenue.


DES SERVICES PUBLICS À LA CARTE ?

« Nous avons encore des pistes à explorer » pour réduire les effectifs, indique en effet Mme Lebranchu. Et de citer par exemple « la répartition des missions et des moyens entre administrations centrales et services territoriaux ». Après la Réforme de l’administration territoriale de l’État (RÉATE), qui en 2010 a restructuré les administrations déconcentrées de manière interministérielle en bafouant l’échelon départemental et en entraînant la perte de milliers de postes, la Modernisation de l’action publique (MAP), lancée en 2012, pourrait donc décider de nouvelles mesures impactant les directions territoriales de l’État. Celles-ci ont cependant perdu plus de 80 000 postes entre 2012 et 2013... En guise de piste pouvant permettre de réduire les effectifs, la ministre estime que l’État pourrait aussi « coordonner, région par région, la réalité des besoins et veiller en particulier à éviter que les missions ne doublonnent avec celles des collectivités locales ». Cela reviendrait à moduler la présence des services de l’État en fonction des situations locales. Pour FO, ce possible désengagement de l’État via de nouvelles mesures de décentralisation conduirait à « une balkanisation de l’action publique ». Concrètement, « une mission publique se retrouverait aléatoirement portée d’une région à l’autre, voire dans aucune ». Cette régionalisation à la carte permettrait de supprimer des postes dans les services de l’État mais aussi dans les collectivités, également priées de réduire leurs dépenses.

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