Les dépenses publiques mises à la diète!

SPECIAL BUDGET

special-budget-public-1.jpg

Le ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, précisait récemment qu'en ce qui concerne le périmètre de I'Etat, la construction
budgétaire pour 2013 prévoit "des économies réelles, fortes et puissantes" dans les administrations...
Elles le sont effectivement. Le projet de loi de finances présenté le 28 septembre confirme l'objectif de l'Etat réaliser des économies sur les dépenses à hauteur de 10 milliards l'an prochain. Le gouvernement propose ainsi de geler ses dépenses (hors charge de la dette et versement des pensions de retraite) à leur niveau de2012, et ce, même si l'inflation est estimée à 1,8% en 2013. Pour réaliser ce plan général d'économies -lequel comprendra par ailleurs un gel du niveau des aides (les dotations) versées aux collectivités locales-, le gouvernement prône notamment de stabiliser la masse salariale à 80,6 milliards et le niveau des effectifs de fonctionnaires.

serrer-la-ceinture.jpgLES GAGNANTS FERONT AUSSI DES EFFORTS

Il propose aussi de réduire de 5% les dépenses de fonctionnement des administrations, ce qui équivaut à une économie de 2,8 milliards. Au-delà de l'affichage
d'une stabilisation globale de leurs dépenses l'an prochain, les ministères ne sont toutefois pas tous logés à la même enseigne.

Si le gouvernement soutient qu'il arrête le processus de la RGPP, le projet de budget prévoit néanmoins des différences de traitement en matière d'effectifs
entre secteurs ministériels. Trois secteurs (éducation, police et justice) déclarés prioritaires obtiennent des créations de postes. Après la suppression de
14 000 postes cette année, l'Education nationale verra ses effectifs augmenter de 10 011 postes. Par ailleurs, 520 postes supplémentaires seront affectés à la justice et 480 à la police. Selon le principe des vases communicants et pour pouvoir afficher une quasi-stabilité des effectifs -le solde reste toutefois négatif à 1287 postes, le gouvernement annonce la suppression de 12 298 postes d'agents l'an prochain dans les ministères non prioritaires. Ces pertes programmées seront accompagnées d'une diminution des crédits budgétaire dans la majorité des cas. Tout comme d'autres ministères perdants, le secteur des finances verra ses possibilités de dépenses réduites et subira 2353 suppressions de postes, la défense perdra 7 234 postes, la culture verra son budget réduit de 4,3%...


Avec 4,3% de hausse la justice obtient des crédits supplémentaires, tout comme le secteur du travail ou encore le ministère de la Santé. Quoi qui en soit, être un des rares ministères prioritaires ne signifie pas pour autant que I'on est exempté d'économies. S'il gagne des postes dans le secteur police, le ministère de l'Intérieur perdra toutefois 614 postes dans ses autres services (préfectures, etc.) et affichera une baisse générale de ses crédits. Quant à l'Éducation nationale, elle obtient des postes et une enveloppe de crédits en légère hausse de 0,6%, à 45,70 milliards. Par ailleurs, comme en 20l2, le budget de l'enseignement est encore inférieur à l'enveloppe de dépenses consacrée au remboursement de la dette publique, soit 46,9 milliards d'euros en 2013.

FO Hebdo - Octobre 2012

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Vous disposez d'un droit d'accès, de rectificat ion, de modification et de suppression des données qui vous concernent (Art. 34 de la loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978) sur l'ensemble du site. Pour l'exercer, Cliquez sur cette bannière pour contacter le webmaster