Partout la colère monte !

 

1er mai 2009 dans le monde

 Partout la colère monte !

De Berlin à Bogota, en passant par Tokyo et Manille, les salariés refusent de payer la facture de la crise. 

D'un bout à l'autre de la planète, des centaines de milliers de salariés ont manifesté ce 1 er Mai 2009 : en Allemagne, en Autriche, en Turquie, en Espagne, en Grèce, en Russie, en Pologne, mais aussi en Amérique latine, notamment en Colombie, et en Asie: au Japon, en Corée du Sud, aux philippines...

«C'est à la ploutocratie de payer la crise», proclamait la banderole de tête à Athènes. «Face à la crise : emploi, investissement public, protection sociale», pouvait-on lire sur celle de Madrid, où le 1er Mai n'avait pas rassemblé autant de monde depuis une quinzaine d'années. Le mécontentement n'a pas forcément attendu cette journée pour s'exprimer. Le 29 avril, à Belgrade, environ  5000 ouvriers se rassemblaient, dénonçant l'insuffisance des mesures prises par le gouvernement serbe face à la crise. «Le fardeau de la crise doit être porté parles plus riches et non par les plus pauvres»

De Berlin à Bogota, en passant par Tokyo et Manille, les

salariés refusent de payer la facture de la crise.  

«SAUVEZ LES EMPLOIS OU PARTEZ!» .

Parfois, la colère a explosé, comme à Varsovie, où, le 29 avril, des centaines d'ouvriers des chantiers navals de Gdansk, s'opposant au plan de restructuration négocié par le gouvernement polonais et Bruxelles, ont brûlé des pneus et lancé des pétards devant le bâtiment où se réunissait le congrès du Parti populaire européen. Ou en Suède, où le patron de Volvo, qui va supprimer plus de 20 000 emplois dans le monde, a été conspué par les salariés d'une usine qu'il visitait. «Sauvez les emplois ou partez!»,  

«quatre milliards, 10 000 emplois», criaient les travailleurs, en référence aux quatre milliards de couronnes (environ 370 millions d'euros) de dividendes versés aux actionnaires au titre de 2008. Quelques exemples parmi tant d'autres...

«Nous n'accepterons pas de revenir aux politiques avides qui ont permis à quelques-uns d'amasser des fortunes au détriment de la majorité, volant aux travailleurs leur dignité et leur sécurité [...] », déclare la CSI (Confédération syndicale internationale), dans son traditionnel manifeste du 1 er Mai. Et de dénoncer: «Des dizaines d'années d'idéologie du libre marché ont affaibli les fonctions essentielles des autorités en tant que régulateurs et fournisseurs. Le FMI et la Banque mondiale ont d'ailleurs beau- coup fait pour que les gouvernements se plient à cette idéologie discréditée. Pourtant aujourd'hui, ces institutions se sont vu attribuer d'importantes responsabilités et des moyens considérables pour combattre la récession. Il convient de modifier radicalement leurs structures et leurs politiques, ainsi que celles de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), pour permettre à la nouvelle économie mondiale de voir le jour.»

 

 

 

 

Force ouvrière - mai 2009

 

 

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