Sévices publics

Sévices publics 

Selon le quotidien Les Échos*, le gouvernement prévoit la suppression de 33000 à 35000 postes de fonctionnaires de l'État dans le budget de l'année 2010, avec le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Interrogé par l' Agence France-Presse, le ministère de la Fonction publique n'a ni confirmé ni infirmé ce chiffre, mais il a soutenu le maintien de la règle du non remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique d'État. Le ministère du Budget prévoit le départ de 68 500 fonctionnaires d'État en 2010. Or, depuis le lancement, en juillet 2007, de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) par l'exécutif politique, la mise en oeuvre de n'embaucher qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a déjà sévi:  

suppression de 11 000 emplois en 2007, 23 000 en 2008 et 30600 en 2009. Qui plus est, le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique persiste et signe en colloquant devant la très gouvernementale association pour la Fondation internationale des finances publiques (FONDA FIP) en présence du Premier président de la Cour des comptes:  

«Faudrait-il, par exemple, arrêter le non remplacement des départs à la retraite à cause de la crise ? On ne résout pas une crise, aussi importante soit-elle, en créant des dépenses pérennes...    la modernisation de la fonction publique est indispensable...   s'arrêter n'aurait aucun sens.»  

Force Ouvrière n'a jamais cessé de combattre cette politique suicidaire de révision générale des politiques publiques libérale et dogmatique, qui conduit à la déconstruction du modèle républicain français, lequel fait ses preuves durant la crise, vers un modèle anglo-saxon avec ses agences, ses externalisations, ses privatisations en tout genre propres à conforter les banquiers et les financiers, toujours prêts à s'accaparer les services publics rentables, comme les autoroutes par exemple.  

En ces moments très difficiles pour les salariés, dus à la crise du capitalisme qui génère le chômage partiel et la perte de 250 000 emplois depuis le début de l'année, comment les jeune diplômés par milliers tenteront-ils les concours d'entrée d'une fonction publique d'Etat amputée de près de 100000 emplois depuis juillet ?

 

L’exécutif politique leur expliquera.

Les Echos du jeudi 7 mai 2009

Par Gérard Mazuir, Secrétaire confédéral

 

 

 

FORCE OUVRIERE HEBDOMADAIRE N° 2896 – Mai 2009

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